La carte et le territoire…

Michel Houellebecq avec « La Carte et le Territoire » serait potentiellement un candidat au Goncourt ? houellebecqPotentiellement les 700 romans plus le siens sont candidats au Goncourt ! Lui donner maintenant comblerait surtout  l’erreur de ne pas lui avoir remis lors de la sorite des « Particules Elémentaires ». Un conciliabule de vieux sages es lettré, médiatiquement connu pour leurs existences propre  et non pas pour leurs œuvres, aurait le pouvoir de faire et défaire une carrière. Michel Houellebecq se moque d’avoir ou de ne pas avoir ce prix. Même s’il s’en cache. Même s’il doit bien rire en sachant que ce dernier livre moins aboutis que les précédents puisse rafler la mise. Pourtant lui donner (offrir) maintenant avec son moins bon roman ne fera que réduire partiellement la fracture qu’il existe entre les jeux de pouvoirs du monde littéraire et le lecteur lambda. Passons.

 

Que retirer de « la carte et le territoire » ? Qu’encore une fois, et ce depuis 15 ans,  cet auteur est catalogué romancier alors qu’il n’en est pas un. M.H s’est désintéressé au fil du temps du superflu pour ne garder que l’essentiel. Passant son écriture du rivage luxuriant à une terre aride et sèche.  Il se contrefout de planter un décor (réduit là à l’élémentaire nom des rues qui surligne le coté « carte et territoire »), n’a plus l’intention de perdre de l’énergie dans des considérations stylistiques, ne souhaite ni sympathie, ni empathie, ni rien du tout pour ses personnages. Personnages  qui sont eux secondaires (se mettant lui-même en scène), voir présents au fil des pages,  uniquement pour imprimer justement ce nom de « roman » à son livre et lui permettre de dresser sur des ergots des (ses)  idées sans effrayer un lecteur qui pourrait rebrousser chemin si on lui expliquait qu’il a, entre les mains, un traité de psycho philosophie.

 

Car Houellbecq est un essayiste, un sociologiste contemporain, un prophète urbain qui n’atteints son but qu’en diluant au fil des pages superflus des constats essentiels sur l’être, le paraître et la dérive des êtres humains. Lire « La Carte et le Territoire » consiste en un jeu de piste savant pour dénouer le faux du vrai, les règlements de comptes assassins (journalisme, marché de l’art)  et l’importance d’une phrase au milieu d’une page insatisfaisante.

 

Houellebecq est un génie qui n’est plus romancier. Jouant des atours du monde médiatique pour se façonner une image de déchet éclairé qui n’a plus de sentiments. Ce qui l’arrange pour ne jamais rentrer dans le fond du problème : l’intelligence est elle condamné à se taire pour faire place à une image de façade vite remplacé par des coupures de publicités. « La Carte et le Territoire » correspond entièrement à son auteur. Pour cela c’est déjà beaucoup.

ex-moucheron

 

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