Vincent Brusel…

ducasse suite….concert…. « chanson française »….

La médiathèque était heureuse d’accueillir Vincent Brusel samedi soir à la salle du temps libre….

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Vincent Brusel nous a emmenés dans son univers des petites cabanes, juchées dans les arbres et nous a fait découvrir de là-haut nos petites vies sous un jour poétique. Les mélodies teintées de folk et bien servies par sa maîtrise de la guitare sont entraînantes tout comme les textes dont la poésie parle à chacun de nous. Un vrai troubadour dans notre monde moderne!

JP

une soixantaine de personnes présentes qui se sont régalées en écoutant ses textes…..

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après le concert certains au bar et d’autres au rangement….et c’est ça qui est très sympa …tout le monde aide, merci à tous

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et quand tu veux à la Croix du Bac….

opération « foire aux livres » à la MDN

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L’antenne de Flandre de la médiathèque Départementale du Nord a effectué un desherbage important de ses collections pour adultes et enfants (livres, CD, DVD, CDroms) …documents proposés en dons

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Nous sommes allés chercher des livres, des CD …. un véritable trésor…venez le découvrir …

 

 


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Une des perles trouvée dans les bacs …. à écouter sans modération…

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Jacques Duvall – sept bonne raisons

Ateliers : l’air… le vent…

Ateliers libre…thème choisi par les enfants pour la préparation du défilé « ducasse » avec l’harmonie municipale et Marie Groette

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ouvert à tous ….petits et grands …. inscrit …non inscrit…

aux heures d’ouverture de la médiathèque : mardi de 14h à 20h / samedi et dimanche de 10h30 à 12h

Premiers résultats… en vrac…

Voir le résultat en « mouvement » dans la Vidéo « fanfare au carrefour »

les placards

Durant 2 jours Patrice et Francis avaient minutieusement préparé le travail, il ne restait qu’à assembler les morceaux.

Pour ce faire, l’équipe du jour, Patrice en tête, Dominique, Elie, Philippe et Alain ont eu raison des équerres variables, de l’excentrique et des cales 2×3, et la chose fut faite…

Un grand merci à tous et à Martine qui a assuré le ravitaillement.

 

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Nouveautés manga

On vient d’acquérir quelques nouvelles séries de manga….

SAWAKO de Karuho SHIINA édition : KANA DSCN3917

6 tomes sortis en France (série en cours)

Ce titre est tout public (aucune violence ni scène explicite) mais s’adresse plus particulièrement à un public de jeunes filles à partir de 10 ans (le cœur de cible étant les 12-18 ans) (source mangabib)

BIG BANG VENUS de TAKAKO SHIGEMATSU Éditeur: TaïfuDSCN3914

Collection: SHOJO

Nombre de volumes: 7 pour l’instant (8 au Japon pour le moment)

Public visé: les filles à partir de 10-12 ans jusqu’à 20 ans environ)

Violence/sexe: rien du tout

Big Bang Venus est un manga tout ce qu’il y a de plus classique dans le genre Shôjo sentimental. (source mangabib)

Chocola & Vanilla de Moyoco Anno Editeur: KurokawaDSCN3915

Ce titre ne compte que 8 volumes.

Public visé: les filles à partir de 10 ans

 

les pages de l’été

Mère Edith m’a demandé de faire un petit check-up des livres que vous pourriez lire cet été. J’aime bien l’idée. Pour ceux et celles qui pensent que je vais vous détailler les dernières sorties de Mr Schmitt ou Mme Nothomb : passez votre chemin. On va carburer dans le rock n’roll et la littérature agressive. Histoire d’arriver à la ducasse avec des idées qui tranchent le beurre, bronzés par le farniente et peut être pas plus intelligent qu’avant mais heureux d’avoir échangé sur des transats sur l’avenir de la belle-lettre.

Je suis pas certain que vous trouverez toute la came dans la médiathèque mais à vol d’oiseau, en comptant les bouchons sur l’A25 et comme je suis serviable et que tous ces livres se trouvent en poche ce ne sera pas dur de vous les offrir. Je pense aux petits budgets.

Déjà, pour les amateurs de romans noirs et subtils il faut s’en référer à Donald Westlake et sa série avec un personnage qui s’appelle Dortmunder. Comme c’est une série mais que tous les livres sont indépendants les uns des autres, faites l’effort de lire la 4ème de couverture et lorsque vous voyez le nom du héros inscrit quelque part : vous subtilisez le bouquin pour vous marrer avec force.

 

le livre sans nomEt pour éviter les vieilles bigotes américaines qui pondent des livres tous les 6 mois, vous passez aussi chercher « Le Livre sans Nom » écrit par un anonyme et qui dépote grave dans le sanguinolent.

 

Plus profond, livrant des phrases comme des couteaux, sans chichi, et très black is beau : les romans de Pascal Garnier qui sont autant d’ombres que de lumières.

 

Dans le rayon roman grand cru (et là j’invite les profs de « lettressss » à ne pas suivre mes conseils) une vraie douceur : « La Délicatesse » de David Foenkinos. Là aussi, tous ses livres se valent et mériteraient un meilleur traitement que ces quelques lignes.

En poursuivant la route : faites halte sur « Les Sales Bêtes » de Jacques A.Bertrand qui explique que l’homme est bien pire que les araignées. Cet auteur a aussi écrit « J’aime pas les autres » en 10/18 et je serais enclin à le comprendre.

Dans la même veine les romans de Serge Joncour comme « L’idole » où comment devenir une star du jour au lendemain sans savoir pourquoi (roman caustique sur les dérives du vedettariat avec les fameuses « 5 minutes de célébrités » de Warhol).

Bien sur n’hésitez pas à piocher dans n’importe quel roman de Jaenada en préférant « Le Chameau Sauvage » ou « La Grande à Bouche Molle ».

Idem pour Régis Jauffret et un bel « Univers-Univers » ou « Microfictions ».

Jean Paul Dubois qui est un auteur qui se regarde la bite mais nous fait rire et pleurer dans « Une Année Sous Silence », est merveilleux dans « Tous les Matins je me Lève »ou son dernier « Les Accommodements raisonnables ».

 

Pour le Djian annuel, préférez l’avant dernier : « Impardonnable », un auteur capable d’écrire ça : « Se fixer des buts dans la vie, c’est s’entortiller dans des chaînes. » est forcement un grand écrivain.

 

Idem pour le thème de la disparition dans les livres d’Arnaud Cathrine excellent de tout en bout quel que soit votre sélection

 

Pour les mesdames en quête d’identité « Boys, Boys, Boys » de Joy Sorman est indispensable dans leurs bagages. Jusque là j’avais Virginie Despentes dans mon lit, maintenant elles se partagent ma couette à deux. Valeur égal. Sur le paillasson car j’aime mon aise je mettrais aussi Lorette Nobecourt « En Nous la Vie des Morts ».

Sans quitter ces chers « disparus » : où comment en arriver à se quitter soi-même : Yannick cercleHaenel et son « Cercle » Prix Roger Nimier (lui aussi parti trop tôt) vous fera changer d’opinion sur vous-même…

Je viens aussi d’enfiler les romans de Christophe Donner avec délectation. Lui c’est pleins de bidules intéressants comme « L’empire de la Morale » qui s’intéresse à la psychanalyse et au communisme sous un prisme d’autofiction. Tout le monde cause de Michel Onfray et sa critique de Freud : lisez celui là et vous épaterez vos amis lors d’un barbecue. Si tenté que vous ayez des amis capables de vous écouter.

Au rayon des couillons qui sont chiants comme la tombe avec leurs précédents books mais qui étonnent par un bel opus : « La Porte des Enfers » de Laurent Gaudé.

Dans le classique de canailles désabusées remplacez Céline par « Louis Guilloux » et son « Sang Noir » 

et faites vous un bel avenir d’anarchiste populaire avec les romans de René Fallet qui vous feront penser à Brassens et c’est normal vu que c’était deux potes de toujours.

 

Et « Le Métier de vivre » de Cesare Pavese qui est assez ardu mais oh combien riche. Apparemment ce fut assez dur comme boulot car il s’est suicidé…

voyez comme on danseDans le toujours agréable même avec le temps :  y a forcement les Jean d’O…et les Dutour parce qu’être de droite c’est pas forcement mauvais comme Zémour

Vu qu’il faut faire une place et une belle aux ricains :

faites une halte fabuleuse chez Richard Ford (je sais que certains n’aiment pas et ne récoltent donc que mon mépris) ou Richard Bausch, Richard Brautigan, et Michael Chabon (pour prouver que je ne suis pas obnubilé par les Richard d’outre-Atlantique). J’aime bien aussi John Fante qui lui avait des racines italiennes ou son fils Dan (toujours Fante et pas Franck)

 

Chez les « britons » penchez vous sur….

 

Nick Hornby et son dernier « Juliet Nacked »     ou les livres de Martin Amis et là vous ferez une bonne pioche avant que le désherbage vienne contrecarrer mes dires.

villa mataspour conclure avec un zest d’Amérique du sud : les romans d’Enrique Vila-Matas dont le style rappelle Dino Buzati et ses livres surréalistes

Je décline toute responsabilité en ce qui concerne ces choix. Et j’attaque Mme Edith si jamais ces quelques phrases se retrouvent dans le journal du village.

le  moucheron

 

Rupa & the April fisches

Coup de coeur Cd.

( musiques du monde)

Je ne me doutais pas, en prenant ce Cd complètement au hasard dans le médiabus, que j’avais entre les mains, un « Fatima Spar » encore plus festif et coloré, un son du soleil qui donne simplement envie de partir en vacance… et de danser aussi !

A découvrir !!

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 » Rupa chante comme elle cuisine: par touches vagabondes, forcément parfumées voire épicées. Cette jeune femme à l’histoire peu banale mais tellement actuelle, a grandi sur la côte Ouest des Etats-Unis, en Inde et dans le Sud de la France. Elle parle l’anglais, l’espagnol, l’hindi et le français. Avec ses Poissons d’Avril, son orchestre, elle s’amuse à faire tournoyer les folklores du monde dans une ronde frénétique comme en témoigne ce deuxième opus. Mitonné à l’ancienne avec la complicité du magicien du son Oz Fritz (Tom Waits), Este Mundo affirme une direction sans équivoque, fraternelle et appétissante. Pour Rupa et ses amis, il ne fait aucun doute que le monde a des allures de village où tout se termine toujours en chansons.  » Mondomix

 

Laurent

Atelier test….

Quelques enfants se sont retrouvés autour d’ Anne Marie pour un atelier test « fabrication d’un bracelet en fil de lin »

 

 

Si vous souhaitez faire des bracelets… le matériel est à votre disposition en formule atelier libre…. Romaric a tout compris et veut bien vous aider… aux heures d’ouverture de la médiathèque….

dessins : champs de lin

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A la rencontre des chauves-souris

Dans le cadre des « Rendez-vous Nature » du Conseil Général du Nord 2010

(Circuit promenade en bord de Lys – À la rencontre des chauves-souris avec Steenwerck Nature)

Nous avons pu faire une superbe sortie « à la découverte des Chauves souris ».
Un diaporama à la médiathèque mené de main de maître par Thierry Tancrez nous a fait découvrir le monde fantastique et toujours si mystérieux de celle qui vole avec les mains.

 

Quant à la sortie, ce fut un beau ballet. Les chauves souris se sont présentées pile à l’heure lorsque nous sommes arrivés. Les deux détecteurs à ultra sons n’arrêtaient de crépiter et l’on pouvait voir les pipistrelles  tourner au dessus de nos têtes.Merci aux chauves souris pour leur rencontre. Merci au ciel de nous avoir épargné la pluie. Joël

 

La chauve-souris est le seul mammifère volant au monde.

Non, elle ne suce pas le sang

Non, elle ne s’accroche pas dans les cheveux

Oui, elle est capable de dévorer plus de 1000 moustiques par nuit

 

Merci à Thierry ( l’envol des oiseaux – overblog)

c’était une sortie nature, mais on peut aussi dire que c’était une sortie « contée »…et quand tu veux à la médiathèque pour d’autres aventures….

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Jeu….

 

Jeu proposé par le moucheron

Il a mis ça dans un commentaire et comme je ne suis pas certaine que tout le monde visionne les commentaires, autant en faire profiter un maximum de personnes….. (et d’accord avec toi moucheron, on parle pas assez de livres dans ce blog !)

edith

 

« Saint Pascal ! Ça donne envie de lire ! Bon vu que sur ce blog on parle plus de livres mais d’événements qui n’ont rien à voir avec une médiathèque 🙂  je vous livre un jeu pour tous. Voici qq livres que je vous conseille (franchement tous sont de bonnes lectures). Ils ont 1 point commun. Celui qui trouve gagne un bouquin que j’offrirais à la première bonne réponse. Allez go :

 

Le Chameau sauvage de Jaenada, L’Empire de la morale de Christophe Donner ; Mammifères de Pierre Merrot ; Boys boys boys  de Joy Sorman…

 

4 supers romans avec 1 point commun. »

 

 

Oncle Vania à la Campagne

Une toute petite délégation de la bibliothèque est allée à St Quentin  assister au spectacle  « Oncle Vania à la campagne » joué par le théâtre de l’Unité…Mise en scène Jacques Livchine et Hervée de Lafond

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Un spectacle époustouflant….On a pris 2-3 photos avant le spectacle, ça donne une idée du lieu… de la scène….Après, on a complétement oublié… fin du reportage GG – Martine- JP – am -edith

Max Bouvard joue le rôle du Docteur Astrov….lire aussi les 7 petites virgules….

En parler d’autres le font beaucoup mieux ICI  Rue 89 (le Théâtre de l’Unité promène Oncle Vania à la campagne)

Et bien sur vous pouvez vous promener sur le site de L’unité, y’a toujours du nouveau….

Atelier marque-page

L’imagination était au rendez-vous mercredi matin…

Chacun a décoré son marque-page en fonction de ses goûts.

Dessiner…découper…déchirer…coller…écrire….

 Une matinée très agréable ….pour les petits comme pour les « grands »…

Exposition des marque-pages à partir du 15 juin sur les murs de la médiathèque, visible aux heures d’ouverture… et ci dessous en diapo

 

La petite casserole d’ Anatole

La petite casserole d’ Anatole : Isabelle Carrier – Bilboquet

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Un album riche de sens, où petits et grands ne verront pas les mêmes significations mais qui incite grandement, qu’on ait plus ou moins de casseroles derrière soi, à les rendre plus légères!

Installons nous bien sur notre casserole …. et prenons plaisir à découvrir la petite histoire d’Anatole..

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sujets d’actualité…

Ces deux coups de cœur  sur des sujets d’actualité  sont proposés par Pascal

Ces deux livres nous offrent une analyse lucide tout comme ils nous interdisent les simplismes d’une politique sécuritaire qui signerait le refus de la modernité. Les deux auteurs nous invitent à un autre regard pour vivre ensemble ! Beau programme pour une médiathèque !

 

la perversion ordinaireLe premier concerne la crise des repères, avec le livre de Jean-Pierre Lebrun, La perversion ordinaire – vivre ensemble sans autrui, Denoël 2007.

Ce qui semble dominer aujourd’hui, c’est la violence qui se manifeste sous la forme d’actes dont on peine à trouver une explication exprimés par le langage de certains jeunes qui disent : « j’ai la haine » sans autre précision ;  ou dans la crise économique dont les plus pauvres sont les victimes. Cette violence polymorphe est sans doute liée à un bouleversement profond, que Jean-Pierre Lebrun qualifie, à la suite de Marcel Gauchet, de « retournement anthropologique » (251). Le constat de ce psychiatre et psychanalyste, rejoint celui de tout observateur de notre société : nous vivons une « crise de la légitimité », « autrement dit, reconnaître qu’il peut et doit exister des objectifs situés en tiers, qui transcendent les intérêts de chacun ne va plus de soi » (22). Pour le dire de manière plus simple, tout exercice d’autorité, et les enseignants l’expérimentent souvent, est suspectée d’être un abus de pouvoir. Est donc posée aujourd’hui de manière inédite la question de « la place de la transcendance » qui autrefois était assurée par la religion. Mais « entrer dans ce que l’on appelle la modernité, c’est prendre la mesure de ce que la légitimité ne se fonde finalement que sur elle-même » (24) ! « La négativité était en effet visible pour tous jusque il y a peu via la place de Dieu », cependant, « ce n’est pas le contenu de la croyance qui primait, mais bien ce qu’elle permettait de transmettre » notamment « de faire fonctionner les invariants anthropologiques parmi lesquels nous mettons au tout premier rang la perte que nécessite le langage et la négativité que celui-ci introduit » (39). Notre auteur rappelle ici la nécessité pour devenir sujet de ne plus être dans le fantasme de la toute-puissance que Freud a théorisé grâce au mythe d’Œdipe et, avec Lacan, il pointe que pour parler, il faut du vide : le mot prend la place de la chose comme dans la métaphore, cette absence symbolisant le tiers, l’autre dont on reçoit l’existence. C’est ce « Nom-du-Père » qui est minimisé dans la société postmoderne dominée par la mère. Le refus de la perte de jouissance, ce que Lebrun appelle « vide », « négativité », « incomplétude » construit un monde d’où « autrui » est absent. En effet, quand le Père est absent, et nul ne peut douter que nos sociétés occidentales soient « maternantes » (Cf. la difficulté pour les parents de dire non à leur progéniture ou la promotion de la toute jouissance immédiate induite par la promotion de la consommation), nous assistons à l’avènement d’individus qui se croient « complètement émancipée du manque » mais qui sombrent dans « l’entousement » (41). Par ce néologisme, Jean-Pierre Lebrun évoque une nouvelle organisation psychique et sociale pour laquelle « le lien social ne se présente plus comme un préalable à l’existence de l’ensemble, envers lequel tous sont d’emblée en dette ». Dans ce nouveau modèle, « chacun n’existe que dans la mesure où il est associé, ‘branché’ avec d’autres. A ceci près que, dans un tel contexte, le poids de la responsabilité est considérablement alourdi si le résultat n’est pas atteint. Car chacun désormais porte – sans même le savoir – le poids de l’ensemble sur les épaules. C’est ainsi que beaucoup étouffent, se dépriment et jettent l’éponge, faute de pouvoir soutenir cette façon de fonctionner, d’encore pouvoir trouver le minimum de reconnaissance qu’ils s’estiment en droit d’obtenir » (43)

Notre auteur n’est pas le seul à faire ce diagnostic de nouvelles pathologies vécues par ceux qu’il appelle les « néo-sujets », et qui se manifeste sous la forme d’un « état d’insatisfaction et de découragement » (184) qui ne correspond ni aux anciennes névroses ou psychoses mais ce qui nous intéresse ici, c’est qu’il en repère la cause dans la disparition de « la place du transcendantal. Et par là-même l’exception, l’interstice, la faille, la fente, la fêlure, l’hiatus, la lézarde, la négativité… Tous ces mots qui désignent ce qui ne colle pas ». Lacan « a appelé ça le réel ». Or l’existence de ce réel nous « apparaît aujourd’hui comme incongrue (…) traumatisme à éponger (…) vide à éviter ». Soit l’individu réussit, soit il est une victime ! Soit il se referme dans de petits groupes identitaires, soit il se dit victime.

Face à cette situation, les plus conservateurs verront dans ce livre la confirmation d’un nécessaire retour à l’autorité du Père qui rappellerait la loi, la vérité. Or affirme avec justesse notre auteur, cette régression n’est ni possible ni souhaitable au vu des excès véhiculés par l’ancienne domination du patriarcat. Mais la « fin du garant transcendant n’est pas synonyme d’immanence. C’est-même cette distinction, ajoute Lebrun, qui me paraît essentielle » (148) Toute la question est de savoir comment vivre ce passage d’une transcendance, ritualisée, théâtralisée par ceux qui étaient dits détenir leur pouvoir de Dieu, à une inscription autre de cet « invariant anthropologique » dans la société. Le chantier d’une « troisième voie » (213) est ouvert mais encore faut-il se poser les bonnes questions. Il s’agit de repérer en quoi cette perspective peut nous aider à avancer à retrouver une « grammaire du désir » (109) dévalorisée par une apologie de la jouissance immédiate. Et le chemin est difficile qui se résume par ce « paradoxe crucial : depuis la nuit des temps, aucune société n’a jamais donné autant d’importance à la singularité du sujet, mais aucune, également, n’a aussi peu préparé le sujet à soutenir cette position dont elle rend pourtant possible l’avènement. C’est ce paradoxe qui signe la crise sociétale actuelle, » (32) « ce qui va entrainer les responsables de la Cité à se transformer d’hommes de pouvoir en hommes de pourvoir » (46), mais beaucoup risquent d’oublier que cette responsabilité d’adulte implique « que c’est à chacun d’assumer ce qui, hier, était seulement la tâche du Roi : celle de faire que le royaume puisse se soutenir dans le vide » (245) !

La seconde question d’actualité est celle de la visibilité de l’Islam dans notre République laïque avec Stéphane Lathion, Islam et modernité – IdentitéS entre mairie et mosquée, DDB 2010.

islam et modernitéL’Islam est un des éléments constitutifs de notre identité européenne (que l’on se souvienne de l’Espagne !) et notre Auteur nous permet de dépasser les peurs ou fantasmes en nous ouvrant les portes d’une communauté sans doute aussi diverse que méconnue ; il est un fait incontournable, celui de la présence des musulmans dans notre société et de leur nouvelle visibilité qui dérange : le port du voile, la requête d’une nourriture halal dans les cantines scolaires ou administratives, le refus de la mixité dans les piscines publiques autant d’exemples qu’étudie Stéphane Lathion à partir du concept canadien « d’obligation d’accommodement raisonnable » (p 149) qui « s’inscrit dans la zone de dialogue entre le droit (tant national qu’international) reconnaissant la liberté de croyance et de pratique et les contraintes que peuvent représenter de nouvelles règles de bon voisinage dans une société multiculturelle ». La coexistence est de fait « inévitable » et la suspicion d’intégrisme ou de refus d’intégration est sans doute souvent plus illégitime que les revendications de croyants, car elle ne prend pas en compte les changements de perspectives survenus ces dernières décennies. Les musulmans d’aujourd’hui ne sont plus en effet les immigrés d’hier. Par exemple, « il est essentiel de souligner que, souvent, la première langue parlée du jeune musulman n’est plus la langue de ses parents, mais bien la langue de la société dans laquelle il vit » (p 209). Ne plus lire le Coran en arabe est un changement important, significatif du « moment de transition » que vivent les musulmans. « Les anciens, les migrants de premières générations qui, souvent, sont restés influencés par l’Islam de leur pays d’origine, par l’aspect ethnique du groupe d’appartenance et par une vision craintive vis-à-vis du reste de la société, sont en train d’être remplacés par une nouvelle génération qui investit le champ associatif en revendiquant à la fois son appartenance à l’Islam et sa citoyenneté européenne » (p 125). Dès lors, la stigmatisation de la foi musulmane réduite à certaines pratiques choquantes est contre-productive dans la mesure où elle enferme les croyants que nous devrions au contraire accompagner pour qu’ils trouvent un chemin en articulant citoyenneté et foi. Il ne s’agit pas d’être naïfs et d’ignorer les problèmes, comme celui de la formation des imams qui, trop souvent, « ne sont pas capables d’offrir une vision harmonieuse entre la culture occidentale dans laquelle les musulmans sont nés et la culture musulmane qu’ils sont supposés avoir. » Mais « Les fidèles ne se reconnaissent pas dans le discours de ceux qui parlent en leur nom. Ceux-ci sont souvent déconnectés de la réalité vécue par les musulmans d’Europe » (p 172), surtout quand ils créent « des polémiques par leur propos haineux, provocateurs, ou simplement maladroits, mais dans tous les cas inacceptables » (p 174).

Il serait dommage et dommageable de confondre ces excès avec les demandes d’une nouvelle visibilité. Celles-ci ne sont pas nécessairement les signes d’un refus de s’intégrer dans la société. « Un autre regard peut-être porté sur ces mêmes signes et revendications musulmans : l’affirmation d’une volonté de s’intégrer dans un environnement a priori peu propice à la pratique de l’Islam. Des fidèles d’une religion se sentent suffisamment en confiance et à l’aise dans leur environnement pour demander aux pouvoirs publics qu’ils prennent en compte cette nouvelle présence. (…) Ainsi, pour une même réalité, une jeune fille voilée, il existe deux regards qui mènent à des conclusions opposées. Pour les uns, c’est clairement un refus de s’intégrer dans la société européenne au sein de laquelle le voile renvoie l’image de la soumission de la femme et le refus d’un certain type de modernité. Pour d’autres, la femme musulmane se sent suffisamment en confiance dans cette société pour oser afficher sa spiritualité sans pour autant remettre en cause ni son intégration ni son respect des valeurs issues de la Révolution française. Le voile est présenté comme un choix volontaire, comme une alternative à un modèle de féminité contesté. La vérité est certainement entre les deux… » conclut malicieusement notre auteur (p 153-6). On est cependant heureux d’apprendre que la célèbre université d’Al-Azhar a interdit le port du voile intégral !

C’est donc bien la complexité et la pluralité des situations qu’il faut prendre en compte (p 201). Lathion consacre d’ailleurs un très beau chapitre à l’ijtihad : c’est « l’effort intellectuel de réinterprétation du Coran » mais les penseurs musulmans modernes sont tellement occultés par les chantres de l’intégrisme que nous ne les connaissons pas !

Et il est légitime que la burqua, voile intégral spécifique de l’Afghanistan, nous soit odieuse à cause de la vision de la femme qu’elle implique mais aussi de la guerre qu’elle nous rappelle. Mais la manière dont s’est engagé le débat sur son interdiction fait « craindre une stigmatisation de plus de l’islam et des musulmans en Europe » ; ce qui est pour le moins paradoxal pour une pratique qui n’est qu’une tradition culturelle. C’est un grand Imam qui l’affirme : « le niqab (voile porté surtout en Arabie saoudite) n’a pas de lien avec la religion, ni de près ni de loin » (p 157) ! Les conclusions de la mission parlementaire ouvrait une autre piste : « nous voulons convaincre, plus que contraindre » et S. Lathion de commenter : « la volonté du gouvernement de privilégier la contrainte, par un texte de loi, confirme le doute sur ses intentions républicaines » (p 159), surtout « si l’on admet qu’une politique répressive ne sera pas en mesure d’éviter, à coup sûr un attentat ou des actes violents, mais qu’au contraire, elle alimentera, par ses amalgames et simplifications, les peurs et la méfiance envers tous les musulmans et ceux qui leur ressemblent. De plus, le cadre de vie quotidien des non musulmans se verra également modifié par une politique répressive, et, par conséquent, celle-ci envenimera, sans aucun doute, les rapports au sein des sociétés européennes. Dès lors, la voie qui nous semble la plus judicieuse, c’est de travailler ….

 

Ruralivres 2010 : salon du livre jeunesse Nord

Mercredi 26 mai au collège Henri Dunant, salle Sizaire, s’est déroulé le premier salon de littérature jeunesse Nord organisé par les Foyers Ruraux

Vraiment un très beau salon… une réussite pour une première……

La journée s’est déroulée de 10h à 16h avec un débat, rencontre d’auteurs…Benoît Jacques, lauréat dans la catégorie grignoteurs avec « la nuit du visiteur »

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des ateliers et un temps au salon où on pouvait découvrir les différents métiers du livre, animations diverses (calligraphie, arbre à mots, costumes, sérigraphie, …)

Découverte des livres en braille  au stand la MDN

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C’est en 1995 pour le Pas-de-Calais et en 2001 pour le Nord qu’a été créé, à l’initiative de la Fédération des foyers ruraux des deux départements, le prix Ruralivres : manifestation littéraire menée avec des jeunes de 10 à 16 ans des foyers ruraux et associations adhérentes, des bibliothèques, collèges et écoles en milieu rural. A ce titre, il est important de signaler que ce sont les jeunes eux-mêmes qui opèrent des choix, les défendent et décernent le prix à l’auteur (plus de 1100 lecteurs  ont départagé le lauréat cette année)

Dans la catégorie « Grignoteurs », le prix Ruralivres .a couronné François Roca pour « Soleil noir » chez Albin Michel Jeunesse et, ex aequo, Benoît Jacques pour « La nuit du visiteur » chez Benoît Jacques books et dans la catégorie « Dévoreurs », Fred Bernard et Anne-Laure Bondoux pour « Le temps des miracles » paru chez Bayard

La Médiathèque a participé dans la sélection « grignoteurs »

Georges Chelon chante Baudelaire

chelonJ’ai eu la chance de pouvoir assister à une des 10 représentations de Georges Chelon au T.D.M ( théâtre Darius Milhaud) « Georges Chelon chante Baudelaire »

Seul sur scène avec sa guitare, ses arrangements et 3 chaises il nous plonge dans un bain de français épuré où paroles et musique forment une harmonie extraordinaire et hors du commun. On est transporté dans un autre univers. Il est vrai qu’il faut écouter encore et encore, ces chansons peu ordinaires, alors, chez soi, on passe le CD en boucle…

Merci M. Chelon de nous avoir fait découvrir, ou redécouvrir, Charles Baudelaire ( les fleurs du mal). Dommage que l’on ne puisse vous applaudir plus souvent…

Josette

Les CD sont disponibles à la médiathèque (prêt de la MDN)

 

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Et pour aller plus loin …vous pouvez lire ou relire « les fleurs du mal » de Charles Baudelaire